Bienvenue à vous sur ce site dédié à la découverte des plaisirs gourmands, solides et liquides, mitonnés par des artisans

passionnés, souvent très talentueux, sans oublier bien sûr

quelques récréations touristiques et digestives


 Qui sommes-nous ? 

Pour le savoir, cliquez donc sur le lien ci-dessus




Janvier-Février-Mars-Avril 2024


En souvenir de Matisse, "le matou et la grosse loutre" de Cécile & Christophe

Matisse, je ne te connaissais pas et je n'aurais jamais le plaisir de te voir, de te parler, pour te dire que tu as des parents formidables ! Que ce soit Cécile, que ce soit Christophe, ils font preuve tous les deux depuis cette tragique fin d'après-midi du 27 avril 2024, d'une incroyable résilience. Elle se manifeste notamment au travers des réseaux sociaux dont celui de Facebook pour faire face aux innombrables messages de soutien (et hélas à d'autres horribles !) qui ont envahi leurs pages dédiées. Dans de tels moments, ça doit remuer les tripes de lire tout ça pêle-mêle, et j'espère bien, avec ma modeste contribution, leur apporter un peu de réconfort psychique pour affronter l'avenir ...

Et puisque je parle de remuer les tripes, je voulais juste revenir sur la longue épitaphe ci-dessous que Christophe a rédigé et posté ce mardi 30 avril 2024, accrochez-vous :

 

"Mon matou …. Ma grosse loutre …. Comme d’habitude, besoin d’écrire …..

Tu ne méritais pas ça …. Personne ne mérite ça, mais surtout pas toi !!!! Tu étais un vrai gentil, prêt à tout pour tes amis quitte à te mettre tes parents à dos, tu étais celui qui apaisait son frère, celui qui le soutenait toujours quoi qu’il arrive …. Oui tu étais un vrai gentil, un trop gentil même, qui n’avait pas les armes pour ces fréquentations qui t’attiraient depuis quelques semaines ….

Tu sais, bizarrement, depuis quelques temps, je me suis mis à penser à la mort, la mort d’un proche, de ceux que l’on aime, et à travailler dessus ….. je ne suis pas de ceux qui croient qu’il y a quelques chose après, tu le sais bien, en rigolant, on appelait ça la carabistouille avec ton frère. Alors aujourd’hui, aujourd’hui que tu es parti, je sais que tu ne souffres pas et que comme cette horreur est allée très vite, tu n’as pas trop souffert … à partir de là, que reste t’il ? Il nous reste ta mémoire, il nous reste ces 15 années merveilleuse passées prêt de toi ! Deux solutions … Se morfondre, choisir la haine, la colère, qui seraient tout à fait légitimes mais qui seraient encore plus douloureuses et nous rabaisseraient au niveau des deux monstres qui t’on froidement assassinés ? Non matou, car nous, on n’est pas des animaux et puis ça ne te ressemblerait tellement pas !!! Non matou, tu me connais ma crapule, je vais choisir l’option 2, je vais vivre pour toi et je vais me marrer en ta mémoire, car qu’est ce qu’on a pu se marrer mon fils, putain ! T’étais le roi de la gaffe, t’étais bourré d’humour, d’humour noir même, car malgré ton jeune âge, t’avais compris le distinguo entre ça et la méchanceté … D’ailleurs t’y couperas pas mon gars, tu l’auras ton rip décalé, comme les autres, t’inquiètes, et je vais pas te rater !!!! Bon, la j’avoue, c’est un peu frais …

En fait, le plus dur, aujourd’hui, c’est d’imaginer qu’on ne se verra plus … Que tu ne me taperas plus dans les côtes par derrière pour m’énerver, que je ne te verrais plus passer au resto juste pour un bisous, que je ne te réveillerais plus le matin quand ton réveille gonfle tout le monde depuis 30 minutes mais que toi, tu ronfles. Je ne te verrais plus avé tes fringues roses, tes pompes roses, mais bordel c’est quoi cette passion du rose !?!? Le plus dur, c’est de se dire que tu ne viendras pas faire ton BP avec moi comme prévu, ce qui me rendait tellement fier …. Que j’avais hâte …. Mais toutes ces choses dures (arrêtes, je le vois de là ton petit sourire en coin gros dégueulasse !!!) elles le sont pour nous, toi tu es en paix et ne souffres pas !!! Alors nous, on va s’adapter, l’humain est comme ça, ce sera compliqué évidement , mais on y arrivera , pour toi et ta mémoire ! On se souviendra de toi ma grosse loutre , on vivra et réussira pour toi, et Jeux2Gout , qui aurait peut être un jour été tiens, va grandir pour toi !

Si tu voyais ici le monde qui t’aime et est derrière toi, c’est incroyable matou, le pays est derrière toi !!! Ma grosse loutre ……. Tiens d’ailleurs, je sais ce qui t’aurait fait marrer et t’aurait plu ! Et si tous le monde, pour toi , plutôt que cette grosse pastille noir , mettait une loutre de mer en profil, ça aurait de la gueule, t’en penses quoi !? Juste parce que c’est mignon comme tu disais ! Ça ça serait coool non !? Allez tous ! Allez les amis, on veut voir des loutres , des ptites loutres, des grosses loutres, on veut voir des loutres !!!! 🤣

Voilà mon matou , ce petit mot pour te dire je t’aime, pour dire aux parents de surveiller leurs enfants, car la vie est fragile, et que tu me manqueras à jamais …..

JE T’AIME ❤️

Ps : si je me trompais et que tu étais là haut, chope le gros Dutaut avec toi et allez squatter la table de Paul Bocuse, tu vas voir, tu vas kiffer mon ange !"

 

- et voici, tout en tendresse, l'explication que Christophe donne à propos de cette ferveur pour la loutre :

 

"Pourquoi ma loutre , je vais vous raconter l’histoire de la loutre , c’est du matou pur jus …. En troisième , aux charmilles , il a dû préparer un oral sur le sujet de son choix , pour le brevet ! Un jour , en rentrant , son frère m’a dit en souriant « papa , tu devrais demander à matou quel sujet il a choisit » ! Ok mon No , j’y vais … il aurait pu choisir le foot , il avait déjà tout par cœur sans rien préparer … il aurait pu choisir la cuisine , il a grandit dedans , en avait fait son choix de vie et j’aurais pu l’aider … bref , salut matou , ça a été l’école ? Dis moi , du coup , t’as choisis quoi comme sujet pour ton oral ? Apparition d’un sourire jusqu’aux oreilles sur sa bouille ….

Les loutres de mer papa !!!!! 🤣🤣🤣 je vous avoue , s’en est suivi un léger blanc plein d’interrogations !!!!

Mais bordel matou , c’est quoi cette idée ? Pourquoi ????

Deuxième sourire jusqu’aux oreilles … ben parce que c’est trop mignon papa !!!!!

Et c’était reparti pour la crise de rire …

Il a eu une très bonne note à cet exposé grâce a laquelle il a eu la moyenne , puisqu’en math , on vous fait rarement compter les bébés loutre … et c’est un tort !!!!!"

 

Bien sûr, quand un peu de temps aura passé et que ce seront un peu estompé les stigmates affectifs, nous allons retourner, le cœur serré, à Jeux2Goûts, pour y retrouver, non sans appréhension, Cécile et Christophe ... 

Jeux2Goûts

Chef et propriétaire : Christophe MARCHAIS - Salle, sommelière et propriétaire : Cécile CACCIATORI

40/42 rue Grande

36000 CHÂTEAUROUX

Tél. : 02 54 27 66 28

Email : jeux2gouts@gmail.com

Site web : https://jeux2gouts.fr

Fermé dimanche et lundi


Marie Couloumy, la fée pâtissière de Limoges

Briviste de naissance, une ville rendue célèbre par Georges Brassens pour son marché, Marie Couloumy a commencé son aventure culinaire en Corrèze. De 2013 à 2017 elle suit différentes formations au CFA des 13 vents de Tulle parallèlement à son apprentissage dans un restaurant de Brive, et pas dans n'importe lequel, La Toupine, un restaurant que nous avions d'ailleurs testé avec grand plaisir et totale satisfaction en février 2017. En 2018 elle complète ses acquis par une mention complémentaire en dessert de restauration au lycée Nicolas Appert d'OrvaultElle a trouvé sa voix, elle sera pâtissièreL’histoire débute à Limoges au Vanteaux et se poursuit dans cette ville chez Maison Fleury, Martin Comptoir et La Foret Noire, avec une courte parenthèse de 2 mois en 2021 au Relais & Châteaux "La Chapelle Saint Martin", le seul restaurant étoilé de la Haute-Vienne. Cette expérience et exploration du monde sucré dans différents restaurants lui donne l'envie de créer sa micro entreprise fin 2020, en plein COVID. Et fin 2023, elle scelle son indépendance en ouvrant, toujours à Limoges, sa boutique.

Je dois avouer que c'est grâce aux réseaux sociaux que j'ai découvert cette adresse, plus précisément suite à la publication d'une photo d'un superbe Saint-Honoré. La boutique n'est pas très loin de la place Denis Dussoubs dont l'attrait pâtissier s'est éclipsé depuis le départ de Piquet. A l'intérieur, c'est une fusion de vitrine réfrigérée, qui accueille les différentes productions, et d'atelier/cuisine, qui lui permet de donner des cours de pâtisserie.

Si sept sortes de pâtisseries individuelles des plus aguichantes y étaient proposées, par contre, pour le format familial, il est impératif de passer une commande. A titre d'info, lors de nos deux passages, il n'y en avait qu'une de disponible ! Nos achats se sont concrétisés sur 5 pâtisseries individuelles (Cf. photo ci-dessous N° 8) et un Saint-Honoré fruits rouges pour 6 personnes pour une dépense totale de 54 € 50 (24 € 50 + 30 € 00). Que ce soit pupillairement ou papillairement, notre satisfaction a été totale et nous reviendrons, ne serait-ce pour découvrir d'autres créations ! 

Les pâtisseries de Marie

Marie COULOUMY

12 boulevard Victor Hugo

87000 LIMOGES

Tél. : 07 45 25 13 96

Email : couloumy.mariepro@gmail.com

Site web : https://lespatisseriesdemarie.my.canva.site et Facebook

Horaires de la boutique : Ouvert du mercredi au samedi de 8 h 00 à 18 h 30 et le mardi de 8 h 30 à 18 h 00 - Fermé dimanche et lundi 


L'étonnante et savoureuse cuisine végétale, mais pas que, de Frédéric Calmels

C'est devenu une habitude, une sorte de rituel, mais surtout une occasion de découvrir de nouveaux horizons de plaisirs visuels et papillaires. Je veux parler bien sûr de nos agapes d'anniversaires ! Pour accueillir joyeusement, ou presque, mes 76 printemps, je souhaitais expérimenter un restaurant inexploré mais reconnu pour la grande qualité de sa cuisine, situé à moins, d'une heure de route de notre domicile, et si possible d'un bon rapport qualité/prix. En choisissant Le Favori des Sources de Cheverny, il n'y a que le dernier critère qui ne me permettait pas de cocher toutes les cases. Effectivement, proposer un premier menu en 4 services pour 120 € 00 et un second en 6 services pour 180 € 00, même pour un établissement, certes luxueux, mais simplement étoilé, ce n'est pas donné ! Par contre, il faut signaler malgré tout que ce tarif bodybuildé n'a pas changé depuis l'ouverture du Favori en 2021. D'autant que la tarification des vins (Carte disponible en ligne) adopte un coefficient multiplicateur plutôt musclé et que l'accompagnement vineux se monte à 120 € 00 pour 6 verres de 8 cl (soit 48 cl !!!) ! Côté cuisine, elle est sous la gouverne de Frédéric Calmels, un cuisinier qui a roulé sa bosse et présente un sérieux cursus. Après une formation au lycée hôtelier de Saint-Chély d’Apcher en Lozère de 1995 à 1999 où il décroche un BTS Hôtellerie/Restauration, option Génie Culinaire et Art de la table, il peaufine ses connaissances et pratiques chez Senderens, la Tour d'Argent, la Table du Lancaster et au Prince de Galles, avant de rejoindre la galaxie Banctel (le nouveau 3 étoiles 2024) en janvier 2014 comme sous-chef exécutif. Il y restera jusqu'en mars 2020 avant de rejoindre en juillet 2020 les Sources de Cheverny comme Chef de cuisine. La consécration arrive très vite pour Le Favori avec la distinction de l'étoile Michelin attribuée le 22 mars 2022 ainsi qu'un Bib gourmand pour l'Auberge.

Circonstances festives obligent, nous choisissons d'explorer les 6 propositions menu "Entre Val de Loire & Forêt de Sologne". Le tarif de l'accord mets/vins étant dissuasif (à la limite, il vaut mieux se concocter ses propres accords à l'aide des 14 vins au verre disponibles !), nous optons pour des bulles de Vouvray extra brut 2019 élaborées par Philippe Foreau.

Histoire de marquer le coup, nous prenons l'apéritif en compagnie d'une coupe de Champagne. Et comme c'est hélas trop fréquemment le cas dans les établissements huppés, il n'y a pas de "Champagne rosé de saignée" à la coupe ! A en croire le personnel de salle de ces établissements, leur clientèle serait bornée, trop habituée aux Champagnes issus de "mélange bulles et vin rouge". Le seul Champagne rosé disponible ici au verre est un Billecart-Salmon, dont la couleur rosée est assurée par l'ajout de Pinot noir. Mais ce qui est pour moi rédhibitoire avec ce breuvage, c'est qu'il est dosé à 9 g/l, et c'est beaucoup trop. En mars 2003, un vigneron de Verzenay m'avait chaudement conseillé d'éviter de boire ceux excédant 6 g/l. Ce sera donc un Champagne blanc de blancs extra brut issu de Chardonnay de chez Larmandier-Bernier dosé à 3 g/l qui finira dans nos coupes, un excellent breuvage, crémeux, vineux et minéral. Pour leur tenir compagnie, le maitre d'hôtel, Tristan Rabache, nous sert 3 amuse-bouche dont les composantes sont essentiellement des légumes. Le premier, sous forme de tartelette, associe graines de chanvre et pois chiches; le deuxième représente une écorce obtenue avec de la farine de quercus (si j'ai bien compris !), soit de la farine de gland soutenue par de la noisette; et le troisième utilise le topinambour sous différents aspects. C'est très étonnant mais c'est surtout excellent !

On enchaine avec un Pain feuilleté au lierre terrestre de la boulangerie Boulay Parisse à Candé-sur-Beuvron. C'est une tuerie et nous en aurions bien dévoré une seconde !

Maintenant que le décor est planté, passons à l'essentiel, celui du contenu de notre déjeuner.

Les réelles festivités débutent avec un Poireau grillé au feu de bois, ail noir. Cette entrée diffère de celle d'Eric Fréchon, avec à mon avis une grosse prise de risque accentuée par le côté très grillé du poireau. Après l'étonnement de son visuel, c'est très vite un certain sybaritisme qui nous envahit.

On poursuit avec le Radis blanc, filet de lotte frotté à l’ortie sauvage. Ce délicat poisson est cuit pilepoil, juste à la frontière, et l'ensemble est remarquable d'équilibre et de suavité. Et que dire de la sauce mousseuse qui l'enveloppe, composé de crème, de radis et d'huile de colza, sinon qu'elle est arachnéenne.

C'est au tour du Céleri d'entrer en scène, seul, sans escorte carnée ou poissonnière. Deux versions s'opposent et s'unissent formidablement. D'abord du céleri cuit à l'étouffé et ensuite du céleri confit, caramélisé et farci d'une purée de ... céleri rôti. Pour lier le tout, un jus et un cappuccino de ... céleri, bien sûr. On frôle l'extase papillaire.

Est-ce son origine aveyronnaise, le chef est natif de Recoules-Prévinquièrestoujours est-il qu'il y a un côté "Brasien" dans sa cuisine axée sur le végétal et qui débute toujours les intitulés des ses créations. C'est le cas avec ce Chou rave étuvé au raifort, veau d’Aveyron. Ce n'est pas du veau de lait élevé sous la mère, mais du "broutard", c'est à dire un veau qui en plus du lait maternel broute de l'herbe, d'où sa couleur rosée. Aucune fioriture dans l'élaboration de ce plat, mais par contre, une nouvelle fois, un jus de veau divin qui se sauce naturellement avec "dévotion" !

Après le Céleri, c'est encore une plante potagère, pratiquement jamais mis en avant dans les restaurants, que Frédéric Calmels travaille, en l'occurrence un Oignon ! Entier, frit, confit et en pétales, il est associé à un mirifique bouillon à base de cèpes séchés, ce qui lui communique une incroyable puissance aromatique. Et les cèpes séchés sont aussi œuvrés pour constituer une assise à  cet Oignon. Ce cinquième service est en fait une transition qui se complète avec un superbe prédessert basé sur le miel des ruches du domaine. En forme d'alvéole hexagonale, sa structure est assurée par de la meringue qui renferme un cœur de miel, sauge et pollen. Difficile, après une telle expérience gustative, de ne pas la qualifier par la formule,  "C'est du miel" !

Dernier opus de ce déjeuner, le dessert. Il arrive précédé  d'une assiette décorée au cornet avec la mention "Joyeux anniversaire Jean Pierre", pour laquelle je me demande toujours pourquoi le trait d'union de mon prénom n'a pas pu être inscrit avec ce spécifique matériel. Ce dessert est un clin d'œil à la spécialité emblématique du Loir-et-Cher, plus précisément de Lamotte-Beuvron, je veux parler de la légendaire Tarte Tatin de Caroline et Stéphanie Tatin. Pour sa version, Frédéric Calmels utilise une Pomme Canada, qu'il caramélise et cuit au beurre, et qu'il adoucit ensuite avec une feuille de figuier et de la crème fermière. Certes il est excellent, mais la faible quantité servie nous a plus fait penser à un prédessert qu'à un dessert.

Comme nous n'avons pris ni café, ni infusion, nous avons cru que l'absence de l'octroi de mignardises, habituel dans ce genre d'établissement, était liée à cette non consommation. Et bien non ! Car en échangeant quelques jours plus tard avec un ami cuisinier, venu lui aussi ce 24 mars 2024 au Favori mais pour y dîner, nous apprendrons que leur service, assuré parait-il sur un splendide pied de vigne, avait bien été oublié. Et bien que nous l'ayons fait savoir au maitre d'hôtel Tristan Rabache, celui-ci n'a pas voulu croire à notre version ! Souhaitons que le visionnage de la vidéo ci-dessous lui fasse changer d'avis et qu'il ne soit pas tenter de croire que j'aurais l'esprit assez tordu pour l'avoir éliminé de mes rushs et oublié volontairement au montage !

C'est la seule ombre à cet étonnant mais magique déjeuner qui aurait pu être parfait si ... Mais tant que je n'aurais pas obtenu de plates excuses, je continuerais à en faire la publicité dans divers médias, comme ChioteAdvisor par exemple ... mais aussi sur ma page Facebook du 17 avril, car là, Les Sources de Cheverny ne peuvent pas l'effacer comme sur la leur ...

Le Favori *

Propriétaires : Alice & Jérôme TOURBIER

Chef : Frédéric CALMELS - Maitre d'hôtel : Tristan RABACHE

23 route de Fougère

41700 CHEVERNY

Tél. : 02 54 44 20 20

Email : 

Site web : www.sources-cheverny.com


Retour à Maison Gramm devenue Arbol

Notre dernier passage dans cette boutique, vouée principalement aux cafés et aux thés d'origines très diverses et rigoureusement sélectionnées, datait de février 2020. Entre temps, en mars 2023, l'enseigne a changé de patronyme en arborant désormais celui d'Arbol à la place de Gramm, histoire de passer de "l'arbre à la tasse" ! Par contre, ses responsables, Clémentine et Marc-Antoine Lenglart sont toujours aux commandes. Les lieux non plus n'ont pas été remaniés, avec un point de vente toujours aussi agréable et un achalandage en thés très conséquent. Quant aux cafés, leur torréfaction à basse température, aux alentours de 200° pendant 10 à 12 minutes assure une superbe couleur marron clair, gage d'une bonne maitrise de ce phénomène. Et évite surtout ce goût de "brûlé" propre aux cafés industriels.

Le 1er juillet 2023, l'entreprise s'est agrandie avec la création d'une troisième boutique à Saint-Avertin.

Arbol

Clémentine & Marc-Antoine LENGLART et Mélanie AUBERT

93 rue des Halles

37000 TOURS

Ouvert : du mardi au samedi 10 h 00 à 13 h 00 à 14 h 30 à 19 h 00

Téléphone : 09 88 32 95 72

Email : contact@arbol-torrefacteur.com

Site web : https://arbol-torrefacteur.com

 

Autres magasins Arbol :

23 avenue du général de Gaulle

37550 SAINT-AVERTIN

Ouvert : du mardi au samedi de 9 h 00 à 12 h 30

et de 15 h 00 à 19 h 00

Téléphone : 09 55 36 75 77

57 avenue de Grammont

37000 TOURS

Ouvert : lundi de 14 h 00 à 19 h 15 et du

mardi au samedi de 10 h 00 à 12 h 15 et de 14 h 00 à 19 h 15

Téléphone : 02 47 20 59 51



Julien Perrodin se remet en selle à l'Auberge du Bon Laboureur de Chenonceaux

L'Auberge du Bon Laboureur de Chenonceaux, c'est l'histoire de la famille Jeudi qui, depuis plus de 100 anspréside à sa destiné hôtelière et gastronomique. Nous l'avions découverte dans sa période étoilée en 1976 puis retestée à nouveau en 1977. Et depuis, plus rien ! Notre retour ici en ce 1er mars 2024 n'était pas, je dois bien l'avouer, culinairement prioritaire. Pour nous, il s'agissait surtout de retrouver un Julien Perrodin derrière des fourneaux, en pleine forme et très motivé par son nouveau challenge.

Mais au fait, comment ce talentueux et consciencieux cuisinier, découvert un soir du 4 avril 2009 à Tours en son BarJu (ouvert depuis seulement 2 mois), puis suivi quand il a émigré sur Alençon pour reprendre avec succès le 20 septembre 2019 l'emblématique et illustre "Au Petit Vatel", avec dès mars 2020 un décrochage de Bib gourmand, en était arrivé là ? Eh bien, c'est on ne peut plus simple ! Un restaurant ça ressemble, avec un peu d'imagination déplacée, à une colonie de bourdons. Chez Au Petit Vatel, la colo était dirigée par une reine, plutôt autoritaire. Pour l'aider dans sa charge, plusieurs ouvriers bourdons besogneux mais aussi un "bourdon chef" dont la fonction était tolérée par la reine. Comme c'est le cas chez les bovins, il arrive que certains membres du troupeau trouvent l'herbe beaucoup plus verte ailleurs et vont la brouter. Par contre, chez les bourdons, ce sont plutôt des nouvelles fleurs qu'ils voudront découvrir et butiner. Et le chef bourdon s'en est trouvé très meurtri quand la "reine" a voulu suivre cette voie. A un point tel qu'il a justement chopé le "bourdon" et a failli commettre un acte dont l'issue aurait pu être dramatique et fatale (mais peut-être pas pour tout le monde ...).

Heureusement, Julien Perrodin a survécu à ces dures épreuves, surtout grâce à l'aide précieuse d'Antoine Jeudi, le propriétaire de l'Auberge du Bon Laboureur, qui l'a remis en selle, d'abord psychologiquement, en lui trouvant le havre de repos en Touraine nécessaire, ensuite professionnellement, en l'intégrant comme chef dans les cuisines de son restaurant. Un grand merci à vous, M. Antoine Jeudi ...

 

C'est dans ce contexte que nous avons réservé notre table, mais sous une autre identité, pour faire en ce 1er mars 2024, jour de son premier service, une "bonne" surprise à Julien Perrodin.

L'affiche des réjouissances du jour se compose d'une carte conséquente, d'un menu à 3 plats pour 65 € 00, limité en choix à ce tarif, d'un menu plus conséquent en 5 opus pour 115 € 00, pouvant descendre à 89 € 00 en optant pour le poisson ou la viande, et enfin d'un menu "Végétal" en 3 actes pour 53 € 00

Notre choix s'est fixé sur les prodigalités du menu à 65 € 00 dont nous avons engagé la découverte en compagnie d'une coupe de Champagne rosé, mais surtout un rosé de saignée. Encore trop peu proposé en restauration, même "haut de gamme", celui-ci provient de la maison Fleury. Ce négociant-manipulant est implanté dans l'Aube, un département dont la production fait souvent la part belle au Pinot meunier dans ses assemblages. Ce n'est pas le cas de ce rosé de saigné élaboré avec 100% de Pinot noir issu de la vendange 2018, dégorgé en janvier 2023 et dosé très modérément à 3,4 g/l. Sa robe offre visuellement de jolis reflets rubis et papillairement un vaste panel de fruits rouges associé à une belle vinosité. Pour lui tenir compagnie, trois sympathiques amuse-bouche avec Chips de sarrasin, Cromesquis chou/fromage, Pain pita et chou-fleur/Comté, et Toast de foie gras. On poursuit avec une correcte mise en bouche, à l'ancienne, un Velouté de champignons aux noix.

 

Notre entrée se compose d'un Tartare de dorade soutenu par des herbes, du sarrazin grillé, et accompagné d'une purée de panais et combawa, fenouil aux algues. C'est honnêtement fait mais ça manque d'envergure. Pour le plat de résistance, mon épouse fait le choix de la Volaille fermière de la Mangrière farcie à la sauge, persil tubéreux, châtaignes et kumquat. C'est bien fait avec une volaille bien cuite et tendre, avec un chou kale qui remplace le persil tubéreux inscrit au menu, et ce n'est pas plus mal. Histoire d'explorer l'offre, je privilégie les Crevettes nantaisespurée et émulsion de champignons. En fait, ce sont des crevettes d'élevage de la Ferme aquacole Lisaqua. Et si ce produit est bon, je lui préfère malgré tout les fameuses crevettes impériales des marais, d'élevage aussi, mais dans un milieu naturel et seulement disponibles de juillet à novembre. Niveau accompagnement je ne suis pas sûr que la redondance sylvestre soit très appropriée.

Le dessert du menu était un Millefeuille vanille-ananas. Nous avons demandé à pouvoir bénéficier du Croustillant de maïs soufflé, chocolat-praliné, glace café dont l'intitulé nous séduisait. Je reste dubitatif sur cette association. Si j'ai bien apprécié l'alliance chocolat/praliné, par contre je n'ai pas ressenti en bouche la saveur du maïs. Nous avons conclu avec une mignardise à choisir parmi des Cerises à l'eau de vie, Truffes au chocolatFlorentinsPâtes de fruits à l'orange et Nougats. Pour moi ce sera ce dernier que je prendrais, très bon, mais j'aurais bien accepté un second choix.

 

Je pense que l'arrivée de Julien Perrodin aux fourneaux de cette vénérable maison va redonner un coup de boost à une cuisine qui, sur ce que nous avons goûté ce premier mars 2024ronronnait et s'endormait. Et je ne suis guère étonné que l'étoile Michelin lui ait été retirée en 2019, même si selon des informations très fiables, cela tenait plus à un règlement de compte (qui n'a pas porté chance au revanchard tatoué). L'arrivée à la carte et au menu d'une Lisette de nos côtes aux agrumes, sarrasin, pickels de légumes et algues, d'un Saint Pierre aux vapeurs d’algues, asperges blanches pâtes soba, jaune d’œuf mariné, bouillon de crevettes et bonite fumée, d'un Rouget barbet grillé sous le feu, épices grande caravane, asperges vertes et épinards aux olives Taggiasche, d'Ormeaux de plongée à la diable, condiments citron, purée de pommes de terre ou encore d'un Soufflé au cointreau, glace vanille crémeuse devraient stimuler et redonner de l'avant à cette table emblématique du Val de Loire. Et pourquoi pas reconquérir cette étoile perdue. En tout cas, même sans elle, nous reviendrons ...

Auberge du Bon Laboureur

Propriétaire : Antoine JEUDI - Chefs : Julien PERRODIN & Damien CHÉRY

6 rue Bretonneau

37150 CHENONCEAUX

Tél. : 02 47 23 90 02

Email : contact@bonlaboureur.com

Site : www.bonlaboureur.com/fr


Avarum, une table qui mériterait bien un Bib gourmand !

C'est assurément un des meilleurs rapports qualité/prix des restaurants du Loir-et-Cher, voir même au-delà. Et selon ce postulat, je me demande pourquoi la cuisine prodiguée par Jonathan Lemaire n'a toujours pas été récompensée par un Bib gourmand. Surtout si on le compare à certains restaurants qui ont décroché ce graal dans notre département. Mais le gros problème du Michelin, c'est de maintenir un quota régional, voir départemental, bien qu'il s'en défende. C'est le cas dans son millésime 2024 avec la Botte d'Asperges à Contres qui en a fait les frais (il me semble par contre que ce soit justifié) au profit de La Salamandre à Saint-Aignan. Car pour habiller Paul, Michelin commence trop souvent par déshabiller Pierre !

Chez Avarum pour le déjeuner de la Saint-Valentin, pas de "menu de circonstances" (seulement le soir) et ça nous arrangeait bien. Il ne nous restait plus qu'à choisir, parmi les 4 menus disponibles oscillant entre 42 et 66 € 00 (suivant le nombre de plats) auxquels se greffe un intéressant menu du marché en 3 plats pour 26 € 00, le nôtre. Liberté de préférence était confiée à mon épouse qui a opté pour le menu en 4 services pour 48 € 00. Je l'ai suivie !

Saint-Valentin oblige, nous débutons avec une coupe de Champagne de Patrice Huart, un vigneron récoltant-manipulant établi dans l'Aube à Bragelogne-Beauvoir. Ce "Prestige brut", composé de 70% de Pinot noir et de 30% de Chardonnay, libère de fines bulles et se révèle bien vineux. Hélas, sa finale est un peu trop "sucrée" dans le concept actuel de l'élaboration des bruts, même si son dosage à 9,6 g/l reste en-dessous des 12 g/l admis pour faire un "brut". Un dosage au maximum de 6g/l est l'idéal pour ne pas masquer certains défauts du vin.

 

Nous commençons avec 2 excellents amuse-bouche, une Tartelette accueillant une bavaroise de poireau à l'huile au persil (huile de persil est impropre !) et un Foie gras (de canard) mi-cuithuile de pinoignons rouges en pickles, suivis par un savoureux et céleste Vaporeux de betterave rose agrémenté lui aussi avec une huile au persil.

Histoire d'apprécier au mieux la cuisine élaborée par Jonathan Lemaire et son second, Martin Delannoy, nous nous sommes répartis les 2 choix disponibles dans chacun des 3 services du menu. C'est ainsi que Pascale découvre un original, délectable et appétant Cannelloni aux morilles, champignons et céleri rave, gratinée au parmesan, sauce vin jaune. Quant à bibi, c'est un Carpaccio de Saint-Jacques, clémentines, radis daïkon, vinaigrette acidulée. Sa mise en assiette est méticuleuse et harmonieuse, et gustativement c'est topissime ! Il me faut aussi faire une parenthèse sur la qualité du pain servi ici. Il provient du boulanger du village implanté à une dizaine de mètres de l'Avarum. Il est addictif ! Hélas, nous ne pourrons pas en ramener chez nous, car la boulangerie Chevolleau est fermée le mercredi AM !!! Nous repasserons.

Mon épouse poursuit ses découvertes avec un Suprême de pintade poêlé, baie de Batak, salsifis en textures, carmine braisée, condiment aux noix et sarrasin torréfié, jus corsé. La viande est hyper moelleuse et son escorte légumière parfaite. Quant à la divine sauce, le pain "Chevolleau" apporte une aide inestimable pour l'apprécier. Pour moi, c'est un Filet de skrei tiédi à l'huile d'olive, jeunes pousses d'épinard, choux, vierge d'huîtres et vaporeux d'oignons toastés. On reste dans la dithyrambe avec mon poisson, ce cabillaud d’hiver norvégien vendu uniquement frais. Sa chair est bien nacrée, lamellisée et ferme, et son goût d'une finesse incomparable. Pour les légumes et la sauce d'accompagnement, Jonathan est resté dans l'harmonie et la finesse pour ne pas déprécier ce délicat poisson

Je n'avais pas l'intention de prendre l'option préparation fromagère, car je ne suis pas fan de ce genre d'apprêt. Mais comme "ma douce" adore et a choisi le menu qui la propose, je lui emboite le pas. Et elle a bien fait de me l'imposer ! Car ce Chèvre frais de la ferme du Fay travaillé comme une crème brulée, c'est de la bombe ! Il est composé de différentes textures réparties sur plusieurs étages. Ça commence avec un confit de chèvre relevé au vinaigre balsamique recouvert ensuite d'un vaporeux de chèvre frais travaillé comme une crème brulée et associé à de la baie de Sichuan de Madagascar (sic !), puis surmonté d'un râpé de chèvre sec, et pour finir d'une tuile de sucre et d'une opalineMarvelous comme dirait un amerlock de passage !!! C'est goûteux, délicat, harmonieux, les qualificatifs me manquent ! Pour Pascale, ce sera un Bleu d'Auvergne, poire pochée au vin rouge et sirop de poire épicé. Cette préparation est très réussie mais pas aussi mirifique que la mienne.

La partie dessert est traitée dans le même esprit festif que ce qui a précédé, avec une offre bien léchée. On se régale avec le Biscuit roulé, vanille fumée de Madagascar, kumquats confits et cette Comme une pavlova, potimarron, grenade. Mettre en vedette ce légume de saison et maison, et le travailler pour obtenir un tel résultat, chapeau l'artiste Jonathan

Si certains établissements ne servent leurs mignardises qu'à la clientèle prenant une boisson chaude, chez Avarum, ce n'est pas le cas. Vous concluez ce déjeuner du 14 février 2024 avec un très bon Financier au thé matcha et un croquant et moelleux Chou au chocolat.

Pour les vins d'équipage, nous avons privilégié les vins au verre. Pour commencer, ce sont un Chablis "Le Finage" 2022 de La Chablisienne, une cave coopérative centenaire, et un Touraine blanc Sauvignon 2022 de François Chidaine. Sur les plats principaux, les choix se portent sur une intéressante IGP Val de Loire rouge Pinot noir 2022 "Domaine Astraly" de Jérémie Pierru et un honnête Montagny 1er cru 2019 "Les Coères" des Vignerons de Buxy. Je sais que Jonathan ne dispose pas du temps nécessaire pour explorer lors de ses jours de congés le vignoble hexagonal, mais il serait intéressant tout de même pour les autres régions que celle du Val de Loire, qu'il sélectionne un peu plus des vins de vignerons et non de Caves Coopératives.

Le bilan de notre déjeuner est très largement positif et enthousiasmant. Bref, cet Avarum mérite d'être découvert, fréquenté et refréquenté sans modération, sauf peut-être celle de vos liquidités, et encore !  

Avarum

Propriétaire et chef : Jonathan LEMAIRE - Second :  Martin DELANNOY

31 rue de l'Eglise

41700 LE CONTROIS-EN-SOLOGNE

Tél. : 09 51 98 54 65

Email : contact@avarumrestaurant.fr

Site web : www.avarumrestaurant.fr

Fermé lundi et mardi 


Nicolas Léger ouvre un second point de vente à Fondettes, mais pas que !

Implanté sur Tours en 2012, il avait repris 2 ans plus tard la pâtisserie Dauze, la relookant avec grand talent en 2016, offrant ainsi à sa fidèle clientèle un cadre à la hauteur de l'éblouissante qualité de ses fabrications, il fallait bien un jour que Nicolas Léger dispose d'un laboratoire plus fonctionnel que celui installé dans le dédale du magasin du 59 place du Grand Marché. Depuis février 2024, c'est fait ! Exit Tours et bienvenue à Fondettes où désormais s'opère toute sa production avec, cerise sur la Forêt noire, un second magasin beaucoup plus facile d'accès ... avec un bon GPS tout de même ! Pour la Saint-Valentin, je ne voulais pas rater l'occasion de découvrir ces nouvelles installations. Mais aussi d'en profiter pour faire l'acquisition de deux créations qui m'avaient mis l'eau à bouche sur Facebook. Tout d'abord une Coque en chocolat abritant une aventure gourmande de circonstances dont voici la composition : un crumble chocolat/noix de pécan caramélisées pour le côté croquant et irrésistible, des suprêmes d'orange pour une touche d'agrume rafraîchissante, une mousse et chantilly vanille, symbole de douceur et de tendresse, un praliné coulant aux noisettes et éclats de noix de pécan pour une onctuosité envoûtante, un crémeux yuzu pour réveiller les papilles avec sa pointe acidulée et enfin, une compotée yuzu pour parachever en beauté cette balade gustative. Ensuite, c'est une sobre et magnifique Fleur chocolatée renfermant un savoureux praliné noisette maison et des éclats d'amandes. Et comme la plupart des pâtisseries sont attractives et font le poids (Cf. photos ci-dessous), nous complèterons nos achats avec un Baba au rhum, un vrai, pas un savarin, une Forêt noire, un Caraïbes et des Mendiants.

Enfin, comme ça faisait longtemps que nous n'avions pas revu la pâtisserie de Tours, nous avons profité d'une incursion tourangelle le 19 mars 2024 pour y passer. Et c'est toujours autant de bonheurs, visuel et papillaire, qui s'offrent aux becs sucrés avec au programme des acquisitions : Pamplune, Forêt noire, K'huètes, Rocher et Chinois.

Pâtisserie Nicolas Léger Fondettes

12 rue le Corbusier
37230 FONDETTES

Tél. : 02 47 36 06 92

Ouvert du mardi au jeudi de 15 H 00 à 19 H 00 et
du vendredi et samedi de 9 H 00 à 13 H 00 et de 14 H 30 à 19 H 00
Fermé dimanche et lundi 

Pâtisserie Nicolas Léger Tours

59 place du Grand Marché

37000 TOURS

Tél. : 02 47 37 85 99

Ouvert du mardi au samedi de 9 H 00 à 19 H 00 et
le dimanche de 9 H 00 à 13 H 00



Opération "Burgers" au Tatoué Toqué de Tours nord

Je dois avouer que ce type de restauration n'est pas notre tasse de thé. Pour l'instant, notre seule expérience remonte en mars 2018 à Angers au VF (Vraiment Français) de Mathilde & Pascal Favre d'Anne. Histoire de connaitre une deuxième expérience, il m'est paru intéressant de tester les burgers proposés par le "Tatoué Toqué" installé dans l'agglomération tourangelle nord. La motivation de cette escapade ? De larges échos dans la presse et médias locaux, et même au-delà, que son propriétaire, Benoit Sanchez, membre de l’Académie Nationale de Cuisine, avait remporté à Dallas le titre de Champion du monde de burger 2023 ! Une distinction précédée par d'autres, comme celles de 3 coupes de France de burgers, de gagnant du concours de Burgers Toqués et de Vice-champion du monde de burger en 2022. C'était tentant, d'autant que notre homme a ouvert deux restaurants de ce type sur Tours. Les installations de Tours nord étant ouvertes le lundi, cela tombait pilepoil pour nous en ce 11 décembre 2023. Elles se situent dans une espèce d'entrepôt implanté dans zone commerciale dont d’accès n’est pas évident. L'accueil, sans être froid, pourrait être plus chaleureux. Le décor fait dans l'insolite avec notamment une statue de King Kong fichée en plein milieu de la salle.

La carte propose 11 burgers différents dont la composition unitaire est minutieusement décrite. Tous sont servis (en principe !) avec des frites, coleslaw (en principe, une salade de chou cru) et un steak haché de 130 gPascale fait le choix du "Le Qui Est-ce Burger" à 18 € 90 (Bun's, steak haché, camembert, sauce crémée truffée, pickles de pomme, confit d'oignon, andouille, roquette) et moi, du "Le Docteur Maboul Burger" (Bun's, steak haché, Sainte Maure, sauce moutarde, miel, rillettes, pickles de graines de moutarde, oignon rouge, roquette). Pour accompagner niveau liquide ce sera deux bières pression de 25 cl, une LBF pale ale et une Art is an ale "Iridescent". Si les burgers sont bien garnis et dans l'ensemble s'avalent sans problèmes particuliers, leur présentation dans l'assiette fait fouillis et pourrait être améliorée. Et que dire des frites annoncées ! Celles que nous trouvons dans notre assiette, ce sont en réalité des pommes de terre sautées, et même bien sautées, limite carbo pour mon assiette ! Je suis dubitatif à propos de la sauce crémée truffée, plus arôme truffe que le 1% de truffe réglementairement prévu ! Pour le dessert, mon épouse a fait le bon choix, celui du Cookie, même si le côté chamallow de son escorte trop Mc Do. Mon dessert est une Mousse Toqué, c'est à dire une mousse au chocolat. Très copieuse, elle manque par contre de légèreté et son ornementation avec des cacahuètes brisées n'est pas la plus appropriée.

Bref, nous ressortons de cette expérience "Burgers" avec un bilan plutôt mitigé, surtout pour une addition TTC de 62 € 90. Peut-être que celui de Tours centre est meilleur et plus convivial ... 

Le Tatoué Toqué

Benoit SANCHEZ

16 rue Maréchal Joffre

37100 TOURS NORD

Ouvert lundi et mardi de 12 h 00 à 14 h 00 et du mercredi au samedi de 12h 00 à 14 h 00 et de 19 h 00 à 22 h 00

Le Tatoué Toqué

Benoit SANCHEZ

31 rue Briçonnet

37000 TOURS CENTRE

Ouvert du mardi au vendredi de 12 h 00 à 14 h 30 et de 19 h 00 à 22 h 30 et le samedi de 12 h 00 à 14 h 30 et de 19 h 00 à 23 h 00



Le "2ème meilleur Kouign-amann de Bretagne 2023", il est chez Maxime Renard

Pas d'incursion en Bretagne sans un passage en Crêperies et/ou un achat de Kouign-amann ! Faute de temps disponible pour ce court périple breton, nous avons tiré un trait sur la halte crêperie pour favoriser un achat de cette pâtisserie emblématique de la Bretagne, "toute en légèreté" qu'est le "Gâteau au beurre" ! Le hasard a voulu que sur notre trajet vers Kervignac, en plus de la distillerie du Gorvello et ses très bons cidres de caractères, il se trouvait une boulangerie qui proposait cette spécialité comme le "2ème meilleur Kouign-amann de Bretagne 2023". En cette fin d'après-midi du 24 novembre 2023, cette boutique se trouvant sur notre passage, une halte s'y s'imposait pour passer une commande que nous récupérerions le lendemain matin.

Pas de Kouign-amann individuel à la vente, mais un seul format pour 6 personnes. Après avoir manifesté mon étonnement quant à sa couleur un peu pâlotte, Charline Renard m'a expliqué que c'était intentionnel afin de permettre à chaque client d'obtenir son niveau de cuisson désirée en le finissant au four à 180°. Et comme pas mal des produits exposés dans les vitrines étaient appétissantes, nous avons fait provision, en plus de nos 3 kouign-amann, de plusieurs pains (très bien cuits et excellents), de pâtisseries et viennoiserie diverses (Paris-Mériadec, Eclair chocolat, Mousse châtaigne et Brioche), le tout assorti d'un excellent rapport qualité/prix. Bref, une très bonne adresse abordable, à retenir.

Boulangerie de Mériadec - Tous dans le pétrin

Charline & Maxime RENARD

2 rue Victor-Claude de Mirabeau

56400 PLUNERET

Tél. : 09 53 16 92 9

Email : contact.boulangerie.meriadec@gmail.com

Site web : www.boulangeriedemeriadec.com

Ouvert du mardi au samedi de 7 h 00 à 13 h 00 et de 15 h 30 à 19 h 00 et le dimanche de 7 h 30 à 13 h 30 et de 15 h 30 à 18 h 30

Fermé le lundi 


Un dîner à 4 mains à l’Amphitryon avec Olivier Beurné et Jean-Paul Abadie

Lors de notre déjeuner à La Marine de Groix en septembre 2022, Olivier Beurné m'avait confié vouloir organiser un dîner en son Amphitryon de Lorient en compagnie de Jean-Paul Abadie. Tout de suite, je lui avais dit banco pour cette expérience ! N'ayant pu conclure cette opération pour la fin de 2022, finalement la page Facebook de l'Amphitryon annoncera cet évènement pour les 24 et 25 novembre 2023.

Très peu de renseignements ont filtré à propos de la composition et du prix de cette soirée. Mais pour nous, l'essentiel était de revoir Jean-Paul Abadie aux fourneaux en compagnie d'Olivier Beurné, chacun élaborant plusieurs de ses plats emblématiques. Et puis, nous pouvions enfin conclure une deuxième visite dans ce nouvel Amphitryon tenu par Olivier et Anthony, notre premier et seul déjeuner du lundi 11 décembre 2017 où nous étions les deux seuls clients commençant à dater !

Aussi bizarre que cela puisse paraître, la plupart des participants à cette première de ces deux soirées ne connaissait même pas la cuisine d'Olivier Beurné et n'avait donc jamais remis les pieds à l'Amphitryon depuis le départ de Jean-Paul ! Et certains ont même demandé à le saluer en cuisine, étonnants non ?

Pour l'apéritif, Anthony Rauld, l'emblématique sommelier de la maison, rompt avec les traditionnelles bulles et nous propose un vin tranquille. Il est originaire des Côtes de Provence, millésime 2018 du clos de l'Ours. Composé de 40 % de vermentino, 30 % de clairette et 30 % d'ugni blanc, son nez tire sur les agrumes, des arômes que l'on retrouve en bouche, le tout porté par une trame minérale et saline très agréable. La finale se conclut sur une étonnante combinaison d'amertume et de sucrosité. Pour cette soirée spéciale, pratiquement tous les vins servis seront en magnum. Pour lui tenir compagnie 3 amuse-bouche : "Chou-fleur et jambon cru""Sarrasin, miso, soja fermenté et voile de légume" et "Emmenthal et chèvre". On enchaine avec cet étonnant prémices associant "Rouget, poireau et émulsion de poivre". C'est impeccablement composé et ça met les papilles en confiance !

Le premier plat sorti des cuisines est l'œuvre d'Olivier. C'est une huître sauvage de Larmor-Baden, énorme, certainement du "0". Elle repose sur une crème aigre, entouré à priori d'un coulis d'aster marine, appelé aussi épinard de la mer (bien qu'Anthony nous annonce du persil). Et pour contrecarrer le caractère bien iodée de cette délicieuse préparation, nous avons droit à un original et délicat sorbet au vinaigre de shiso pourpre. Pour le vin nous passons à la Bourgogne avec un Saint-Véran 2020 de Joseph Burrier. Frais et bien équilibré, minéral avec un côté agrume lui font s'associer en toute quiétude à cette entrée.

J'attendais beaucoup de l'apprêt suivant, à savoir un Club sandwich de Saint-Jacques et truffe. Et bien je n'ai pas été déçu. C'était un superbe chef d'œuvre gustatif initié par Jean-Paul Abadie, que je me suis empressé de féliciter à l'occasion d'une de mes incursions en cuisine. Et même si les truffes utilisées venaient d'Espagne, leur parfum envoûtant sublimait cette préparation dont j'ai d'ailleurs réussi à obtenir la recette. Pour tenir tête à ce plat, il fallait un breuvage à la hauteur de l'évènement. Anthony Rauld n'a pas fait dans la demi-mesure en nous servant un splendide Riesling "Cuvée Frédéric Emile" de chez Trimbach, d'un millésime à priori ancien (dont je n'ai pas retenu l'année, hélas !). Racé, riche et généreux, porté par une tension et une minéralité imposantes, l'accord était parfait.

Pas de Bretagne sans homard. C'est Olivier qui s'est chargé de sa mise valeur. Il est tout simplement rôti, escorté par du chou kale et des carottes des sables délicatement aromatisées avec du curcuma en racine, pas en poudre. Et bien sûr le tout est soutenue par une sublime sauce comme Olivier en a le secret. Et comme il fallait bien poursuivre avec ce "Cafard de la mer", ce très cher Olivier nous fait la surprise de nous le servir en cappuccino. C'est remarquable ! L'association vineuse s'exécute avec un Vin de France, mais de Corse, du côté de Calvi ! Ce vin blanc du millésime 2018 rassemble 25% de Vermentinu et 75% de vieux cépages endémiques (Brustianu, Cualtacciu, Biancu Ghjentile, Cudiverta, Riminese, Genovese). Le nez est explosif, tirant sur la poire et les épices, la bouche confirme cette amplitude

Le poisson qui suit, c'est du Bar. Et comme c'est Jean-Paul qui le prépare, il sera bien sûr cuit lentement dans de l'huile d'olive vanillée maintenue à 65°. Accompagné de tagliatelles de céleri et d'une subtile purée de céleri, ce plat emblématique de ce chef créera un retour émotionnel intense dans le passé de l'Amphitryon, avec une tendre pensée pour Véro, son inoubliable amphitryonne. Et je ne sais pas si cette évocation était liée, mais j'ai complètement zappé le vin qui nous a été servi !

Si Olivier Beurné est végétarien, mais avec l'option produits de la mer autorisée, cela ne l'empêche pas de cuisiner de la viande. Celle pour cette soirée est du filet d'agneau. Un jus corsé "arabica", du topinambour (bien soigné pour qu'il n'est pas d'effet pétaradant) et du persil, une fausse apparente simplicité, car au final le produit est fort bien mis en avant et surtout garde toute sa tendreté et sa succulence. Pour le vin, Anthony a décidé de muscler ses biceps en nous servant un Pessac-Léognan rouge 2004 Grand cru classé Château Olivier contenu dans un double magnum* !

Depuis le départ de Nicolas Multon en 2009 pour l'Arnsbourg puis La Villa Lalique, c'est toujours Nicolas Cattoir qui assure la partition sucrée de l'Amphitryon. Cet autodidacte en pâtisserie (détenteur seulement d'un Bac pro cuisine) a notamment fait les beaux jours de La Flamiche à Roye où je l'ai découvert en mars 2008 avec deux desserts plutôt surprenants et étranges : un Méli-mélo de papaye et kiwi, onctuosité de kiwi et gingembre, bananes rôties à la vanille Bourbon et sésame, sablé au pailleté feuilletine, thé matcha et un Rouleau de philo aux kakis et concombre du jardin, crème glacée à la coriandre, marmelade de citron, croustille de tapioca en habit de Victoria, sauce aigre-douce. Ce dernier nous avait laissé très dubitatif quant à l'utilisation du concombre cuit dans un dessert, son goût étant trop neutre. Pour cette soirée, les deux desserts au programme, aux intitulés très courts, étaient : Pomme Granny Smith et agrumes et Le chocolat grand cru. Je dois avouer que si le premier faisait preuve de tonicité et de sapidité, par contre nous n'avons pas été emballés par le second dont le chocolat manquait de personnalité, trop écrasé par la crème à laquelle il était associé ou mal incorporé. Idem pour les mignardises, avec une très bonne Tartelette au citron mais un Nougat trop pâteux.

Malgré ces derniers désappointements, cette soirée était quand même très réussie et nous a permis de nous reporter quelques années en arrière avec un Jean-Paul Abadie de nouveau aux fourneaux qui lui ont apporté la consécration. D’ailleurs, cette initiative a tellement plu, que d’autres soirées sont prévues en 2024, avec un Acte 2 les 15 et 16 mars 2024 !

 

* dans le bordelais, la contenance d’une bouteille de 3 litres prend l’appellation de "Double magnum" et non de "Jéroboam" qui lui, dans cette contrée, contient 5 litres ! Etonnant, non ?

L'Amphitryon

Olivier BEURNÉ (cuisine) - Anthony RAULD (salle et sommellerie)

127 rue du Colonel Jean Muller

56100 LORIENT

Tel : 02 97 83 34 04

Email : amphitryon.lorient@gmail.com

Site web : www.amphitryon-lorient.com


Chicken's house
Maison Poulet

Cette photo rend hommage à mes parents et grands-parents, dont la triple activité commerciale de

"coiffeur-bar-restaurant" constituait, à l'époque, un univers de convivialité inégalable et jamais égalé !

Ma Newsletter